jan 30 2008
hors temps
Venise

Venise et son carnaval
Un dimanche de rêve, une de ces journées qui valent bien qu’on s’expatrie.
Venise, l’émotion à l’état brut.
Bien sûr place Saint Marc c’est la foule des grands jours et l’on entend des paroles étrangères parmi les italiens bien nombreux. Cette fois beaucoup d’espagnols et de français dans les accents de cette foule qui est venue vibrer à l’unisson du carnaval. On s’extasie, se bouscule presque presque pour photographier les beaux masques qui posent complaisants, nobles, hiératiques, mystérieux et lointains. La foule est joyeuse, disposée à l’enthousiasme devant le clown qui reprend les farces de la commedia del arte, spectacle vivant improvisé. La foule applaudit, avec une réelle bonne volonté, l’ange qui se laisse glisser du campanile sur son fil. Il fait doux, le soleil rayonne d’une tendresse brumeuse et l’on s’entasse à la balustrade de la basilique Saint Marc pour dominer la foule et le cortège du Doge, ses chevaliers et ses marquises, au son des tambours et des flûtes. On est bien.

C’était là l’évènement, non pas un évènement démesuré, un évènement chaleureux, bon enfant, sans prétention exagérée. On est loin des feux éblouissants, artificiels que sont devenues par exemple les fêtes des lumières à Lyon. Non, on reste loin de cette course au sensationnel au sur-armement. Et puis Venise se suffit à elle-même. Rien ne doit chercher à étouffer ce cadre unique et l’on reste raisonnable, aucune surenchère dans le sensationnel. Le carnaval se cache dans ses fêtes intimes, bravo ! J’y retournerai, avec un masque cette fois et une grande cape noire. Juste pour jouer.

On y va et on y retourne parce que cette ville vous enchante à sa lagune brumeuse, à son histoire, à ses trésors. On en finit pas de Venise et tant mieux !









