Archive for avril, 2008

avr 13 2008

appétit

Published by Marie-Andrée under lectures

Mensonges de femmes Ludmila Ouiltskaia

Parfois il suffit de prendre le livre en main d’en feuilleter deux ou trois pages, de saisir un fragment de phrase pour savoir qu’on ne va pas le lâcher jusqu’à la fin, jusqu’à sa fin et parfois même revenir en arrière pour reprendre un passage, avalé un peu trop vite, redécouvrir une phrase ici ou là qui vous entraîne de nouveau dans le texte. C’est l’effet des mensonges de femmes. Je l’ai attrapé au fond du sac où se trouvaient les quatre livres que je dois lire en un mois, challenge un peu difficile à réaliser. Mais là n’est pas la question. Une fois en main il y est resté, descendu au garage pendant que le moteur chauffait 6 pages, au feu rouge, une demie, au suivant je reprends la même demie car les klaxons derrière moi m’ont fait perdre la page posée trop précipitamment. Il s’impatiente au fond du sac toute la journée et s’impose dès le retour à la maison, deux chapîtres en tournant la cuillère dans la soupe. Et quelques autres en suivant le repas vite avalé. Je m’impose une coupure par raison, pour ne pas trop vite en finir. Il n’est pas très épais. Il faut en garder pour pouvoir y repenser entre temps. Promis il attendra demain mais me nargue, là juste posé à coté de moi.

Tant pis j’y retourne.

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avr 13 2008

Tevere/Tibre latin

Published by Marie-Andrée under hors les murs

Dimanche, autobus 60 avec l’intention de me rapprocher de la via Giulia. Petit coup d’oeil au travers de la vitre piazza Venezia aux marches du Capitole. Dommage qu’il soit si bien caché derrière la “machine à écrire” Mais le Capitole a toujours été un peu suspect aux romains, symbole des étrusques qui prétendaient diriger la ville, symbole d’autocratie étrangère et l’on sait combien l’Italie a souffert des appétits des autocrates de l’extérieur. Bus bondé au départ, puis petit à petit on respire, on s’excuse d’un sourire à sa voisine que l’on a piétinée lors du dernier virage sur les chapeaux de roues. Il y a du Ben Hur chez tout bon conducteur de bus romain. Enfin je peux même m’enquérir de la bonne station pour ma rapprocher du Tibre. “Bocca della verità” me dit-on, si le bus prend bien cette voie là car les jours fériés les itinéraires divergent des jours ordinaires. Ha ! je comprends certains mystères de mon précédent séjour. Jolie place en vérité, petit temple rond, une fontaine, une belle église. Tout à mon projet fluvial je manque la bouche de la vérité. Un peu de temps de gagné pour me mettre à l’épreuve de cette vérité : et si elle me croquait les doigts ?

Quelques clichés plus tard au risque de ma vie je rejoins les quais.

Le Tibre est tumultueux, vert, bordé d’arbres aux tendres bourgeons. . Je descends au bord de l’eau. C’est profond; très profond, Rome s’est élevée sur elle-même au fil des siècles. Quelques pêcheurs au plus, la promenade est tranquille. Je laisse en juger.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je n’ose m’aventurer “trastevere” C’est toute aventure de traverser le Tibre, non à vrai dire mais je tiens à rester à mon programme initial. Passe un bateau de promenade, sonne onze heures aux églises. J’essaie d’enregistrer mais mes capacités techniques se résument à peu de choses et quand je comprends le mode opératoire c’est fini.

Retour sur les hauteurs pour prendre la via Giulia à son début. Elle est pleine d’une foule d’une densité étonnante. Tout Rome s’est donné rendez vous là pour fêter le 400 ème anniversaire de la rue crée par Bramante et bordée de fastueux palais comme celui de l’ambassade de France le palazzo Farnese. Ce week end on peut visiter librement ces batiments et les queues sont impressionnantes. Ni japonais, français, espagnols ou anglais mais des romains qui piétinent en bavardant.

Petit pont, création de Michelange. La beauté vous surprend à tous les coins de rue.

Tout au bout encore quelques errances à travers les petites rues avant la fatale interrogation à mon pied droit puis au gauche. Il y a belle unanimité il est temps de déguster une glace orange chocolat sur un banc de la piazza Navona !

Dernier au revoir à Rome depuis la terrasse du Pincio.

Je méprise mes arpions et retraverse le parc de la villa Borghese pour rentrer à l’hôtel.

 

 

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