sept
20
2008
L’affaire était faite. J’avais entendu le concert, je pouvais enfin aller me coucher. C’était sans compter sans mon GPS qui s’est fait un malin plaisir de m’envoyer sur le périphérique extérieur histoire d’éviter les bouchons peut-être mais à minuit on est pas si nombreux dans les rues. Je vous passe les longues avenues quasi désertes le long d’espaces verts ou bien de chantiers ou de je ne sais quoi qui ne vous donne pas envie de faire une pause. Ouf le réservoir est plein. Me voici sur le périférique. Que de monde à minuit ! Et tous aussi pressés que moi de regagner leurs lits. J’ai bien failli me retrouver à Venise tant j’avais l’esprit embrumé par le sommeil. Heureusement que cette fichue machine s’exprime de manière assez autoritaire pour me faire choisir la bonne option à chaque croisement. Je suis rentrée au final mais j’aurai du mal à refaire le trajet. C’est utile certes mais au bout du compte on ne sait plus très bien où on va et ni certainement comment on y va. Autre exemple de dispute sans solution avec la machine. Lorsque je pars en France je passe par le Mont Blanc. J’aime bien le Val d’Aoste et il y a moins de monde qu’autour de Turin et bien je vous le donne en mille l’infernal dictateur électronique ne veut rien entendre de mes arguments. Je dois suivre l’autre route. Alors c’est la dispute, « sortez à droite », « faites demi tour » etc… Jusqu’à ce qu’enfin j’appuie sur le bouton libérateur qui lui coupe le sifflet. Pire encore je le mets en italien pour changer la rengaine et le voilà qui se permet de me tutoyer ! Où est donc passée la courtoisie italienne ? Mais quand on se trouve au beau milieu de nulle part il faut bien obéir, à contre coeur en sachant bien qu’il y a certainement un chemin plus court. Il ne paye pas l’essence lui on le voit bien ! L’autre soir pour trouver une boutique dont je n’avais que l’adresse je le mets en route et il m’emmène à mon centre commercial habituel par un chemin obscur, volontairement allongé je n’en doute pas. Je le soupçonne d’accointances louches avec mon distributeur de carburant. Prenez garde, je vous aurai avertis.
sept
20
2008
Ha le concert d’hier soir ! Le dernier de la série de trois du festival de Milan pour lequel j’avais pris des places depuis le mois de juin. Je sais je commence par la fin. Je crois que je suis trop crevée pour sortir en ce moment. ” Teatro degli acimboldi” ; J’arrive dans un quartier nord de Milan assez surprenant très moderne on se sentait un peu “la défense” en moins haut certes mais c’est l’esprit de ce quartier, un peu froid. Bon il faisait nuit j’y retournerai de jour (si je retrouve) Me voici garée devant un bâtiment avec de belles courbes bétonnées, (tout neuf 2002), comme point de comparaison pensez à la gare de TGV de l’aéroport de Lyon. Je suis sûre qu’on trouve des images sur internet. A l’intérieur une salle magnifique. Elle a accueilli les spectacles de la Scala pendant les travaux de rénovation qui ont duré deux ans. Elle a été conçue pour l’opéra. Splendide. J’avais une bonne place, au premier plateau deuxième rang.
London symphony orchestra dirigé par Valerij Guergiev. Orchestre anglais mais soirée russe. Applaudissements et puis symphonie de Prokofiev. Heu je suis un peu déçue, assez bruyant sans ligne mélodique que l’on puisse réellement suivre mais sans doute bien exécutée à l’applaudimètre chauffé au rouge. Ensuite un concerto pour violon toujours du même Prokofiev, ou je m’habitue ou les dissonances sont moindres mais le violoniste est un grand soliste avec une tête d’ours de Sibérie visible même sans jumelles : Vadim Repin. Là de nouveau ovation sans fin, salle enthousiaste. Il nous rejoue un petit air avec une virtuosité confondante et puis s’en va. Voilà le temps de l’entracte.
La seconde partie, une symphonie encore et à la fin une salle en délire. Quasi béotienne, je suis allée moi aussi, de vigoureux claquements de mains pour accompagner les autres. L’orchestre joue de nouveau un mouvement “moderato quasi allegretto” à moins que ce ne soit un “allegro eroico” ou bien encore “allegro resoluto” mais sûrement pas l”andante tranquillo”. Enfin un mouvement, re enthousiasme et chacun de rentrer chez soi ravi. Commentaires appréciateurs plus qu’au concert de la semaine dernière pas assez “sfumato”. Les finlandais manquaient apparemment de finesse au gré des esthètes.
Ceci dit il me faut avouer à ma grande honte que même durant l”allegro agitato” j’ai piqué du nez malgré les trombones, les cors et le basson en furie. Même les roulements de la grosse caisse ne parvenaient pas à soutenir mon attention. je suis trop fatiguée ou ? … En fait quand je ne connais pas les oeuvres au préalable j’ai plus de mal à suivre et à prendre du plaisir. Culture musicale à revoir, décidément je ne sais rien de rien. L’avantage c’est que je ne m’ennuierai jamais avec tant de choses à découvrir. Italie pays de culture. Je vais me procurer les oeuvres entendues. j’ai déjà acheté Moussorsky. Je vais prendre aussi les symphonies de Prokofiev et surtout le concerto n°2. Et puis j’y retournerai. L’avantage de Prokofiev c’est qu’on peut laisser échapper un toussotement sans que nul ne s’en aperçoive mais du coup on a même pas la gorge qui chatouille. L’autre soir pendant la “mer” de Debussy j’ai cru mourir de devoir me contenir. Etrange phénomène, isn’t it ?