nov 04 2009

Palerme, le voyage

Published by Marie-Andrée at 14:01 under hors les murs

24 octobre Airbus A320 20h30

Et voilà toute seule, installée enfin sans voisins. Presque pas en retard. Parlons en du retard. Honte sur moi qui ai loupé mon vol pour m’être trompée d’aéroport. Pourtant j’étais très fière de moi d’avoir rejoint Linate avec la ligne de bus régulière à coût extrêmement bas. Un nouveau billet à ajouter à ma honte et 4heures d’attente dans l’aéroport pour ma punition. Grâce au commissaire Montalbano je n’ai pas trouvé le temps trop long. J’ai aussi prévenu l’hôtel sait on jamais ? Je devais arriver vers 19h et j’y serai à minuit. Je dois bien l’avouer c’est la première fois que j’ai un peu d’appréhension à voyager seule ; la faute à la terrible réputation de Palerme. A force d’en entendre ou lire la dangerosité je finis par me laisser influencer. N’aurai-je pas “magari”  loupé mon vol par un pur phénomène d’acte manqué ? Glorieuse incertitude du départ, s’arracher à la routine rassurante.

L’A320 est un gros moteur qui grimpe “poco a poco” avec un ronronnement puissant une fois passé le stress inévitable des virages sur l’aile au décollage. Beurk pourquoi ne vont-ils pas tout droit en bout de piste ? Ne vous donnez pas la peine de hausser les épaules, je sais. Je suis cruche au point de louper mon vol mais ça je le sais. Je n’insiste pas mais tout de même ils devraient monter tout droit. Un petit écran annonce 6800m puis à présent 7171m, le temps de l’écrire. La pente est rude. Les villages en bas ne sont plus que taches lumineuses de plus en plus floues. 8000 dépassé et voilà le service de bord avec son jus d’orange. Mince une mouche qui importe la grippe A, le chikoungougna ou je ne sais quoi en Sicile, passager clandestin ailé lui aussi qui n’aurait jamais rêver aller si haut. 9000 firmament limpide. Il pleut à Palerme mais ici pas trace de brume. 10000m. En dessous Florence, vague de lumière dans les collines. 10916m. Nous n’irons pas tutoyer les étoiles, déjà on commence à redescendre au dessus du Lazio romain. Thalassa ! Thalassa ! Un grand arc lumineux avant le noir absolu de la mer. Nous quittons la terre ferme pour la grande île. Tout est noir. Petit discours du commandant de bord qui annonce que le temps est meilleur ce soir à Palerme que dans la journée, nuageux, 20°, mais du vent, un vent propice qui nous a fait gagner quelques minutes sur l’horaire. Il semble tout content le commandant avec son bel accent milanais qui traîne sur les finales.

Et d’un coup les lumières de Palerme !

Mais quel menteur ce commandant. Il pleut à vache qui pisse !

One Response to “Palerme, le voyage”

  1. Odile Derayon 04 nov 2009 at 18:54

    Arrêt aux porcs de Nice…. Arrêt aux porc de Nice….

    on attend pas votre soeur ??

    Raaaaahhhhhh!!!!!!!!!!!!!!!!

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